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Le Gobeur de Mouches
Durée 1h00
 
Monologue - Editions les enfants du Paradis
1H
 

Un homme, seul dans sa maison, décide de se filmer pour nous livrer toutes ses techniques personnelles sur le gobage de Mouches...On découvre un individu étrange, volubile, drôle mais aussi très inquiétant. Pourquoi un film? Pourquoi les mouches? Que se cache-t-il – véritablement – derrière cette passion absurde?

 
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    Texte
 

Préface

Par Jean Marc Weber

Je connais Lionel Parrini depuis les "rencontres méditerranéennes des jeunes auteurs de théâtre" de Cannes en septembre 2007. Depuis, chaque jour je bénis ces "rencontres". Dire que nous sommes devenus amis est un doux euphémisme. Lionel est un frère d'armes. Dans un monde aseptisé où il n'y aura plus rien, plus une goutte de vin pour vivifier l'espoir, plus une goutte de tendresse pour fouetter le sang, il est réconfortant de savoir que je pourrai trouver dans chacune de ses lignes d'écriture "une formidable possibilité d'envol". Avec son "gobeur de mouches" qui a su craquer pour Alexandrine, "une mouche misanthrope aux pulsions criminelles", Lionel traque ce qui se cache derrière nos passions absurdes, accomplissant ainsi ce qui doit être le forfait majeur d'un auteur de théâtre digne de ce nom. Il tient le pari de nous tenir en équilibre sur le fil ténu de cette chasse "énigmatique" en luttant à sa façon contre le trou dans la couche d'ozone par la destruction "à l'acide de tous les téléphones portables". S'il fallait retenir une seule raison pour courir voir sur scène ce fabuleux "gobeur", elle se tiendrait dans ce geste d'une rare lucidité chez un homme qui attend le retour de sa femme en commençant par se débarrasser de son (insup)portable pour ne pas être dérangé dans sa quête d'absolu. Finalement "le gobeur de mouches" est la confession d'un faux-veuf qui se réanime en se désactivant à l'approche de son inéluctable rendez-vous avec l'employé des pompes funèbres.

Historique

Première version écrite en 2007, puis, réécriture en 2009 sous les conseils précieux de Jean-marc Weber. Le texte recevra les faveurs du comité de lectures des enfants du Paradis. Cette pièce a été jouée pour la première fois au théâtre de Corbeil Esonne dans une mise en scène d'Eric Bellamoli.