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Ecrire debout, en prenant le bus, sans quitter le stylo, avec mon autre main frôlant le sein lourd de ma voisine inconnue mais tolérante puisque non surprise par ma volonté de trouver un bon appui pour écrire. Il faut bien un point de départ. Me reste l'angle de vue : divisé en deux. D'un côté la fenêtre, avec vue sur le monde. Et de l'autre : la pointe arrogante d'un téton qui sera mon personnage principal. Que pourrait-il bien dire ? Ecrire précisément sur le fil invisible de cette frontière : entre la perception du monde réel et la prise de conscience de mon impuissance. Ecrire en imaginant cela, puis, recevoir très vite une gifle monstrueuse pour se déconnecter de cet absurde fantasme. Rectification. Ecrire, comme si c'était notre seul moyen de transport pour relier les choses entre elles.
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